Aux origines de notre raison d’être

Grâce à un long travail autour de l’expression de notre raison d’être, Marsatwork s’est offert un souffle, une vision, une nouvelle manière de penser le business et son organisation. D’une certaine manière, la crise que notre entreprise a traversée en 2016 a fait de nous des précurseurs…

Retour sur ce voyage initiatique que nous proposons aujourd’hui à nos clients.

On dit souvent que les épreuves “construisent” un tempérament, une endurance, un caractère… J’ai tendance à croire qu’elles nous transforment bien au-delà, comme en témoignent les toutes dernières années de Marsatwork. Notre entreprise, en effet, ne serait jamais montée en puissance sur le sujet de la “raison d’être”, aussi fort et aussi tôt, jusqu’à devenir un acteur référent dans le domaine, si elle n’avait pas elle-même traversé une crise… Une crise qui nous a permis de prendre du recul, et d’entamer un vrai travail d’introspection.

Alors que nos affaires marchaient bien, que nous avions confiance en nos intuitions, et que rien ne semblait pouvoir nous faire vaciller, nous avons pris une série de mauvaises décisions : déménagement dans de grands bureaux rénovés à grands frais, recrutement de profils sur des critères de savoir-faire et non de savoir être, déséquilibre du management mis en place, formation de clans… Malgré nous, des heurts entre associés ont éclaté. La perception de notre valeur ajoutée se trouvait dépassée par le fait que notre modèle était en train de changer.

Notre positionnement ne nous ressemblait plus. Notre boîte et nos situations personnelles étaient en péril. Il fallait réagir vite, répondre à l’urgence, et en même temps nous laisser un peu d’air pour réfléchir… Tout le monde s’accordait à penser qu’une question l’emportait sur toutes les autres : celle du pourquoi.

Pourquoi étions-nous là ? Pourquoi étions-nous là ensemble ? Pourquoi faisions-nous ce que nous faisions ? Qui pouvait le dire ? À l’époque, on parlait beaucoup de Simon Sinek, dont la TED Talk et le livre Start With Why (2009) avaient inspiré toute une génération, en défendant l’idée que les parties prenantes (clients, salariés, partenaires…) n’achètent pas “ce que tu fais”, mais “pourquoi tu le fais” (le fameux “why”) ?
Chez Marsatwork, nous étions sensibles à cette conception de l’engagement de nos parties prenantes. Et nous sentions que ce travail de verbalisation (du pourquoi et de notre raison d’être) était un passage obligé.

Face à ces situations critiques, qui peuvent parfois sembler sans issue, Simon Sinek proposait une méthodologie (que nous avons depuis enrichie, adaptée, complétée) à ces personnes morales que sont les entreprises, qui évoluent en fonction de leur taille et des individualités qui la composent. Les entreprises sont plastiques, elles fluctuent d’une période à l’autre et manquent souvent de culture clairement écrite, sanctuarisée et sur laquelle tout le monde s’accorde. Tout l’intérêt du travail sur la raison d’être est de fixer un cadre et d’éviter notamment les transferts de personnalité, l’entreprise ne devant en aucun cas servir de miroir à celui ou celle qui la dirige. Le travail sur le why n’est pas un travail sur le why d’un individu, mais l’aboutissement d’un consensus, une coconstruction. S’il fait appel à des questions personnelles, c’est pour répondre à des questions professionnelles, et non l’inverse. L’objectif est de renouer avec un sens, une trajectoire qui semble tout à coup évidente pour soi et le collectif.

Nous avons réfléchi à nos valeurs, notre “ADN”, nos référentiels symboliques, nos représentations, en évitant à tout prix de concentrer ce travail sur la marque, qui n’est que la partie émergée de l’iceberg. Un lent processus qui préfigurait ce que nous allions proposer à nos clients, à savoir un travail sur la raison d’être, qui s’intéresse à chaque entreprise dans sa globalité : son organisation interne et externe, ses salariés, ses relations personnelles, ses manières de concevoir les espaces de travail, sa politique de relation clients… En déployant notre nouveau positionnement, nous avons obtenu de nouvelles réponses…
Notre what (l’offre), notre how (le plus produit) et notre why (notre mission) étaient en train de s’aligner.
L’affirmation de notre raison d’être nous a permis de reposer les bases d’un nouveau business model, et donc d’une organisation, et de trouver en conséquence les bons mots pour communiquer sur nos offres et les vendre. Nous avons renoué avec un cercle vertueux. Notre raison d’être, à laquelle nous n’avions pas pensé avant la crise, était de proposer aux autres de la chercher.
Un partage d’expérience qui me fait parfois dire qu’à travers notre travail sur la raison d’être, nous avons atteint l’âge de raison.

Alexandre Contencin
Président de Marsatwork